Les chroniques de Nicolas Elie
Service de presse

Service de presse

Monsieur l’Éditeur, ou Madame.

On va pas se mentir. Tes bouquins, tu les vends sans moi.

D’ailleurs, je te les achète moi-même sans que tu me demandes…

Juste, comme mon banquier m’interdit les dépenses inconsidérées, je fais gaffe à pas trop me gourer.

Je veux dire aussi que je peux pas lire tous les bouquins que tu édites.

Donc quasiment chacun des livres que tu édites, je le vois passer, et je le mets sur une jolie étagère dans un coin de ma tête, ou sur ma liste dans mon carnet LEUCHTTURM1917. Mais c’est tout, sauf si tu attires mon attention dessus.

Cette année, les services de presse, ça a donné çà :

  

Tu vois, ça fait pas beaucoup tellement…

Mais en même temps, l’année commence à peine.

Tu devrais pas trop entendre parler de moi en ce qui concerne des demandes de SP, parfois pénibles, parce que je me mets une seconde à ta place. Tous les jours ces radins de blogueurs qui veulent des livres GRATUITS !

Pénible, donc.

Mais n’oublie pas, Monsieur l’éditeur, ou Madame, que si le livre je l’aime, je le vends. Parce que finalement, il y a un peu de monde qui regarde ces chroniques, dans les 200 visites par jour, c’est un peu.

Un autre point, important lui aussi, c’est que les blogueurs comme moi, on fait ça gratos, pour que dalle, juste le plaisir d’imaginer que notre avis va décider un mec ou une nana qui hésite, à choisir celui qu’on aura conseillé. D’ailleurs, en général, c’est le cas.

T’imagine le kif ?

Le mec et la nana, au pieu, avec un bouquin que je leur aie conseillé.

Bon, j’arrête. Tu vas croire que je me la pète.

Mais gratos, c’est pas beaucoup, alors si tu veux participer, si t’as envie que je fasse une chronique sur un de tes bouquins, tu me fais un joli message en passant par le livre d’or. Comme je lis ce qui est écrit, tu me laisse ton adresse, avec un joli [arobase] au milieu pour pas être spammé, et moi, je te dis si je veux le lire ou pas, parce que si t’as jeté un œil à ce qu’il y a sur ce blog, je suis pas que gentil.

Et parfois, même si c’est le Goncourt, j’ai tendance à dire que je regrette mes 20 balles.

Donc, ça pourrait aussi ne pas te plaire…

Tu vois, je triche pas, mais en même temps, si j’aime, je le dis.

C’est moi qui décide.

Voilà, c’est tout ce que j’ai à dire sur cette chose là.