Les aventuriers du Cilento – Michel Quint

Encore Michel Quint.

Deux raisons, il se trouve que nous avons échangé quelques propos de bon aloi récemment à l’occasion du salon du livre de Bondues ( Lille pour les approximatifs de la géographie dont je suis ) et que par ailleurs je n’avais que peu lu cet auteur prolifique.

Après « Apaise le temps » voici « les aventuriers du Cilento ». Bien sûr la façon particulière de composer les phrases peut désarçonner ; on peut aussi estimer que la romance incluse est un peu trop présente mais admettons quand même qu’on trouve là bien plus de vie, de chaleur humaine que dans bien des bluettes « feel good » sous lesquelles nous, modestes vendeurs de livres à la trésorerie anémique, sommes ensevelis ; et surtout l’évocation des contextes – passé et actuel – me semble réussie, alors pourquoi bouder son plaisir ?

« Pippo est petit-fils d’émigrants italiens, mais il ne connaît rien de sa famille. Alors que sa mère perd la mémoire, il décide de partir à la recherche de ses racines. Le voici au sud de Naples, dans le Cilento, une région très pauvre traversée par les migrants. Il y croise la belle Gina, qui travaille au musée de Paestum. Grâce à elle, il découvre que son grand-père avait aidé, quatre-vingts ans plus tôt, deux opposants au régime mussolinien : Paola Zancani et Umberto Zanotti. Ce couple d’archéologues avait découvert un sanctuaire d’Héra prouvant que la Grèce avait colonisé l’Italie des origines… Pippo et Gina se rapprochent à mesure qu’ils ressuscitent l’histoire du duo. Michel Quint nous plonge dans une Italie du Sud solaire et misérable pour un fascinant roman sur ceux qui résistent à la tentation totalitaire, avec courage et passion. »