Édito du 26 juillet 2021
Édito du 26 juillet 2021

Édito du 26 juillet 2021

Édito du 26 juillet 2021

 

Des mots, donc. Me souviens pas quelle était la date du dernier édito, et en même temps, on s’en cogne un peu. Sans doute un mois qui s’est déroulé, au rythme des rivières ardéchoises qui continuent de couler en se foutant bien de nous… Le but étant ici de dire mes traversées d’esprit, mes colères, aussi et parfois, et quelques infos glanées.

Je n’ai pas la télé. Je crois que tu l’as bien compris. En revanche, je me targue de fouiller le World Wide Web pour y dénicher des pépites qui me laissent parfois pantois. Des phrases lâchées par les crétins qui s’imaginent que le pouvoir qu’ils sont allés chercher dans les urnes va leur servir à autre chose qu’à augmenter leur revenu, comme s’ils imaginaient que le bonheur est lié à la taille de leur portefeuille d’actions du CAC 40. Comme s’ils s’imaginaient aussi qu’on est dupe quant au pouvoir qu’ils nous font croire nous donner à travers les élections…

J’écoute Bégaudeau, en ce moment. J’aime Bégaudeau. L’intelligence à ce niveau de réactivité, c’est rare. Mais tu sais comme moi que ce qui est rare est cher, et donc, pour le croiser, il faut fouiller et prendre le temps de chercher. Sans doute aussi prendre le temps d’écouter.

D’ailleurs, j’ai décidé d’écouter les débats, cette semaine. Pas tous, mais certains débats sur la nouvelle mesure qui va entraver la liberté affichée sur le fronton de nos bâtiments publics. Ils ont osé l’appeler le pass( sans e, sérieux) sanitaire. J’ai donc entendu des arguments fallacieux, des phrases creuses et sans aucun intérêt hormis celui de justifier plus ou moins les dix mille euros environ qu’on file tous les mois à nos députés. Tu sais, ceux qui sont les représentants du Peuple, même si le mot Peuple fait un peu peur. Alors il est vrai que certains font leur boulot. Vraiment. Mais quant aux autres… Des gifles se sont perdues. Vraiment aussi.

Et puis je suis tombé (je pèse mon mot) sur le type qui a en charge le ministère de la Santé. La santé. Celle par qui le malheur est arrivé depuis plus d’un an. J’ai tenté de l’écouter et puis j’ai zappé. Comment supporter cette arrogance, cette condescendance ? Comment est-il possible qu’aucun député ne soit descendu de son fauteuil pour lui exploser son sourire à coup de chaises de l’Assemblée nationale et le renvoyer dans la cuvette de chiottes dont il n’aurait jamais dû sortir ?

Tu vois, je n’aurais pas pu être député. C’est une consolation. Je n’aurais pas pu supporter ces mensonges permanents pour justifier une gestion de crise aussi chaotique. Un des dirigeants politiques qui nous observent depuis l’étranger a qualifié le Roi Macron de « Mad ». Ça veut dire que nous sommes aujourd’hui la risée de ceux qui nous regardent de loin. J’avais oublié ce que ça fait d’être la risée des autres. Un moment que ça ne m’est pas arrivé, et il a fallu attendre ces précieux ridicules pour en sentir à nouveau le goût amer. Quel dommage. Quel dommage que la pique et la tête posée délicatement dessus ne soit plus à la mode. On aurait fait des émules, et ça aurait calmé les autres…

J’ai croisé des vrais journalistes aussi. Je parle pas de Cohen, le pathétique présentateur de France Inter ou de je ne sais plus quelle radio. Je parle de Nicolas Vidal, et de son site « Putsch », de Cemil, du canard réfractaire, du média TV et de Blast. Entre autres. Parce que si tu cherches un peu, tu vas découvrir qu’internet est un réel moyen d’information, et que si tu n’allumes pas la télévision,  tu seras peut-être mieux informé que ce que tu pensais au départ.

Ah oui, une chose encore. Je ne suis pas vacciné, et je ne le serai pas. Pas tant que le vaccin ne sera pas un vrai vaccin (avec du virus mort dedans), pas tant que les labos qui les ont développés n’en accepteront pas la responsabilité, et surtout pas tant que les brevets qui permettraient de soigner le monde, si tant est que le vaccin soit LA solution face à un virus dont le taux de létalité est à moins de 1%, ne seront pas libérés. C’est pas demain, t’as vu…

Donc, on ne se croisera pas au restaurant, ou au cinéma, ou encore dans tous ces lieux participants à notre vie quotidienne, comme la terrasse du bistrot où il faisait bon (imparfait de l’indicatif) échanger avec de parfaits inconnus sur le temps qu’il va faire, ou la politique qui nous autorise à penser…

Orwell nous a dit qu’il suffisait de changer les mots pour changer de statut politique, sans violence. De remplacer « mauvais » par non-bon. Et si on remplaçait Président par clown ?

Non. Ce serait insulter les clowns…