Pandemia – Franck Thilliez

Pandemia – Franck Thilliez

Éditions fleuve noir

Des mois qu’il est posé sur mon étagère. Des mois qu’il me fait de l’œil. « Vas-y, je suis une édition spéciale… fais-toi plaisir ! »

Ouais.

Alors je l’ai attrapé il y a quelques jours. Mon premier Thilliez. Ça se fête… 644 pages.

D’habitude, je lis assez vite. Si j’accroche. Si je trouve des trucs qui me font réfléchir, pleurer, rire parfois.

Pas là.

Le pitch, c’est la guerre bactériologique. La grippe, la peste, les rats, les puces, les gens qui tombent malades, ceux qui guérissent, ceux qui meurent. Internet aussi. Le darkweb. C’est la mode.

Comme si j’avais attendu 2016 pour installer TOR sur mon ordi… Un peu de sauce eugéniste, parce que c’est la mode aussi.

Voilà. T’as fait le tour.

Attention. Me fais pas dire ce que j’ai pas dit. C’est pas mal écrit. C’est évidemment une enquête, documentée, et d’ailleurs j’ai appris des trucs sur la peste que je savais pas. Alors ça, c’est bien, mais en même temps, j’avais pas acheté le bouquin pour ça.

« La Peste », c’est Albert Camus. En plus, j’ai l’édition illustrée par Edy-Legrand… Alors Thilliez… Tu vois le truc ?

Camus.

Alors bon. Dans ce roman, il y a l’homme en noir. Ça te rappelle quelque chose ? Tu te souviens ? « Le fléau ». Monsieur King.

Et oui. J’ai d’abord cru que j’aurais dû lire les précédents avant. Genre je sais qui sont les personnages, tout ça. Mais en fait, non. Ça marche bien comme ça. Quelques références à deux enquêtes plus anciennes, mais rien d’indispensable.

Donc l’homme en noir. L’Homme En Noir. Le Mal. Le Diable. Dieu, sans doute, dans sa tête de psychopathe. C’est lui qui fait le mal partout.

L’extermination de villages en Afrique du Sud, il était là. Les africains malades et qui meurent par milliers, il était là. Le Rwanda, il était là. Ebola, il était là. Je pense que Hollande, c’est lui aussi. Un peu comme le sucre, il y a quelques années. Le genre de type, quand même, il faut que tu te méfies, quand t’es flic et que tu lui mets la main dessus. Ben là, finalement… Je te raconte pas.

Les héros, c’est donc des flics. Celui que tu suis au plus près, il s’appelle Sharko. Jamais malade. Si le monde s’en sort, c’est grâce à lui.

Ouep…

Je sais que Monsieur Thilliez vend des milliers de livres. Je sais. Si ses lecteurs aiment ça, d’accord.

Rien à dire.

Mais on est à des bornes de ce style que tu croises chez d’autres, et je cite personne, tu vois de qui je parle.

Il me reste « Rêver » à lire.

Je vais attendre un peu. J’ai des vrais livres à lire avant.